Un témoignage courageux sur le plateau de C à Vous
Corinne Masiero n’a jamais été du genre à garder le silence sur les injustices qu’elle a pu vivre. Lundi 22 avril 2024, la comédienne de 60 ans était l’invitée de l’émission C à Vous sur France 5 pour parler de son dernier film dirigé par Nessim Chikhaoui, où elle incarne une femme de chambre. Cette expérience a ravivé en elle des souvenirs douloureux, puisqu’elle-même a exercé ce métier par le passé, suivant les traces professionnelles de sa mère.
Une vie marquée par les luttes sociales
Cette révélation de Corinne Masiero rappelle son geste remarqué lors de la cérémonie des César en 2021. En remettant le prix du meilleur costume, elle avait exprimé haut et fort son soutien aux intermittents du spectacle en arborant un costume de Peau d’Âne ensanglanté, avant de se dévêtir et de dévoiler des messages engagés écrits sur son corps. Un acte symbolique fort qui avait suscité à la fois l’admiration et la perplexité.
Des mots crus, mais une réalité poignante
Sur le plateau de C à Vous, Corinne Masiero a parlé sans détour de ses expériences en tant que femme de chambre. Elle a évoqué les humiliations et les difficultés auxquelles elle a dû faire face, soulignant que ces métiers, souvent méprisés, sont exercés dans des conditions souvent déplorables. Elle-même a dû se confronter à des tâches ingrates, allant jusqu’à dormir dans les bureaux où elle intervenait, témoignant ainsi d’une réalité sociale méconnue de nombreuses personnes.
Une députée en soutien
L’actrice était accompagnée de Rachel Keke, ancienne gouvernante devenue députée LFI, qui a apporté son témoignage sur les discriminations et les inégalités auxquelles sont confrontés les travailleurs de l’ombre. Elle a mis en lumière le traitement différencié réservé à ces employés, souvent soumis à des conditions de travail précaires, dénonçant au passage les pratiques discriminatoires de certains employeurs.
Conclusion
Le récit courageux de Corinne Masiero sur le plateau de C à Vous met en lumière une réalité souvent occultée : celle des travailleurs invisibles qui œuvrent dans l’ombre, loin des projecteurs. Son témoignage, empreint de sincérité, résonne comme un appel à la solidarité et à la reconnaissance des droits de ces travailleurs souvent relégués au second plan.